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21.06.2006

L'hypothèse ours joggeur (II)

Et pour ceux qui préfèrent les ours boxeurs aux ours joggeurs, un classique de la vidéo saumonée


27.04.2006

Google saura vous retitrer

Dans le Télérama de cette semaine, on apprend que les titres de journaux en ligne ont tout intérêt à être Google-Friendly, à savoir pétillants de mots-clés bien passe-partout du style sexe, ANPE et rockn' roll. Ou encore mieux, free, foot, MP3, dictionnaire et ebay. Ou, pourquoi pas, Halloween, blagues et Georges Clooney. Ainsi, ils pourront être référencés prioritairement par le moteur de recherche le plus prisé/consulté/scruté du monde.

Autant dire qu'on a peu de chance d'exploser le hit-parade du référencement avec le rapport de la cour des comptes sur la comptabilité patrimoniale des collectivités territoriales. Une information où il n'y a que quelques milliards d'euros en jeu...

24.04.2006

L'hypothèse Yéti des mers

Déjà un mois que le Yéti des mers est entré dans nos vies. Souvenez-vous. Le 22 mars 2005, à 2300 mètres de profondeur, un chercheur de l’IFREMER, Michel Segonzac, découvrait un crustacé chevelu et aveugle. On lui donne un nom de science : Kiwa Hirsuta. Un nom de scène : galathée yéti. On admire les longs poils de soie blanche qui courent sur ses pinces. Le Yéti a plu. On en a fait des dépêches, des chroniques. Au faîte de sa gloire, Google référençait 200 000 pages le concernant. Il serait carnivore et bagarreur. De source sûre, on l’a vu en pleine rixe avec deux crabes pour entrer en possession d’un morceau de coquillage.
Mais le mystère des poils est resté entier et même les scientifiques ne sont pas fixés. Alors…

Est-ce un nostalgique des seventies, arborant un gilet moumoute en souvenir de ses années Larzac ?
Souffrait-il d’une maladie de peau faisant dégénérer sa trop tendre carcasse ?
Avait-il juré de ne plus jamais se raser, suite à un chagrin d’amour, portant jusque dans ses cheveux longs le deuil des illusions ?
Ou était-ce un moyen d’avoir moins froid et moins peur, tout seul au fond des mers ?

A vos hypothèses !

23.04.2006

Carrément plus explicite, la Créativité pour énervés

Les mots qui s'égaillent après les manifs, c’est encore de la manif. Et c’est fou ce qu’on peut faire en trois lettres. Voir sur ce blog comment un contrat siglé est devenu haïku déchainé.

26.03.2006

Toi aussi, pouri tes textes en ortografe moche

... du même auteur, voici aussi orthobug, un générateur automatique pour "pourrir les textes" en orthographe moche

Et comme dirait le poète.


La-bas, tout n'est qu'ordre et boté, lukse, calme et volupté

Toi aussi, sois un Alcofribas

On a tous en nous quelque chose d'Alcofribas Nasier...

Jean Véronis, professeur de linguistique et d'informatique a mis au point un programme pour générer automatiquement des anagrammes. A tenter ici

20.02.2006

Allison, la vénus de Trafalgar

Les Anglais sont gonflés. Et c’est tout l’intérêt, quand il s’agit de handicap. Gonflé, il faut l’être pour installer en plein centre de Trafalgar square une statue représentant une jeune femme enceinte. Et handicapée. Dans la France des cinémas inaccessibles et des 30% de personnes en situation de handicap au chômage, le jour où l’on verra sous la tour Eiffel un portrait d’enfant de la Thalidomide se situe quelque part entre novembre 2020 et le premier voyage d'agrément sur Saturne. L’œuvre d’art, donc, signée Marc Quinn, représente l’artiste Allison Lapper. Elle est née sans bras et avec des jambes atrophiées. Mais devant la sculpture, c’est moins l’absence que la présence que l’on remarque. La présence, limpide, d’une femme, et d’une manifestation d'art plastique. Impossible de ne pas penser à la Vénus de Milo. Cette Vénus là est tout aussi esthétique. Et aussi historique.


Photo issue du site D'Allison Lapper

19.02.2006

Vendredi, les glaneurs de dessous chics ne sont pas passés

Ils ont pour champs de ramassage les trottoirs de fin de marché. Agnès Varda en a fait un documentaire. Ce sont les glaneurs des villes. Quand les étals ont plié et que les prix n’existent plus, ils partent à la cueillette des fruits délaissés, et des légumes mis au rebut. Parfois, même les têtes de poissons trouvent preneur. Boulevard Ornano dans le 18e, c’est trois fois par semaine que se joue la scène. Post-marché, uin champ de lutte se découvre. Palettes et cartons semblent rescapés d’un carambolage. En quelques minutes, la nourriture à adopter disparaît. Ne reste que les plus fragiles. Les pommes aux moisissures en hématomes, les caissettes de tomates trop blessées.
Mais ce vendredi, les glaneries ont un air singulier. Au milieu des clémentines et des poireaux à la mine bilieuse, le vendeur de dessous dégriffés a abandonné quelques-uns de ses protégés. Petites culottes en tulle rose. Strings rouges de folie ou de timidité, qui sait. Sur une dizaine de mètres, le trottoir est semé de dessous chics et déglingués, à la maille qui n’en peut plus, et jusqu’au coin de la rue. Pendant des heures, on compte les petites culottes. Mais aucun glaneur ne vient les ramasser. Et c’est le camion poubelle vert qui embarquera les promesses de séduction abandonnées. Jamais vu autant de dessous chics avoir aussi peu de succès.

 
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